Traditions

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Le chant

Le chant occupe dans  ma vie une place importante. Je chante sous la douche, autour d’un bon repas en famille ou entre amis, dans les chorales des villes et villages, à l’église pendant la messe, et il m’arrive de m’égosiller dans les concerts après quelques Arrobio (bières de chez nous)...

Ici, le chant est très varié, du chœur d’hommes traditionnel au groupe de rock déjanté !

J’ai appris depuis peu que le Pays basque détient le record européen du nombre de chorales ! Et il semblerait qu’on ait aussi exporté cette coutume dans les pays vers lesquels les basques ont émigré comme l’Argentine, l’Uruguay, le Chili ou les Etats-Unis….Certains se défoulent en montagne, moi je chante dans une chorale et j’adore ça…

Mais bon, sachez quand même que des basques qui chantent, ce n’est pas seulement un chœur d’hommes dans une église. Revenons un peu sur les dernières décennies, avec les tous premiers kantaldi (concert en basque) dans les années 1960. La génération de Benito Lertxundi et de Xabier Lete a revisité le chant basque en introduisant l’accompagnement à la guitare de chants traditionnels puis la création de nouvelles compositions.

Il faut savoir que le chant s’est ensuite beaucoup diversifié, à partir de 1975, en témoigne les années glorieuses du rock basque et des nouveaux groupes à la mode initiés par des pionniers comme Niko Etchart, le souletin et Anje Duhalde d’Arcangues. Jusque dans les années 1990, le rock s’est radicalisé au Pays basque en s’inspirant de thèmes de société, c’est la période de groupes comme Negu Gorriak puis Itoiz ! Ahhh, nostalgie, quand tu nous tiens…

 Aujourd’hui, on trouve tous les styles, depuis les musiques du monde au hip hop.

Sans aucun doute, l’euskara, la langue basque, reste au centre de notre expression artistique

Avez-vous déjà entendu parlé des bertsularis ?
Le bertsolari est un poète populaire qui compose, chante, mais et surtout, improvise face au public des versets en euskara (langue basque). Il doit être capable de versifier sur un thème le plus souvent imposé, en respectant rythme et mélodie. Exercice intellectuel oral ou écrit, improvisé spontanément sur scène, sur la place, lors de repas en famille ou entre amis…

Il existe des championnats organisés dans chaque province du pays basque sud et en pays basque nord, ces rendez-vous attirent un large public toute génération confondue. 

 

 

+ d’infos : Institut Culturel Basque

 

 

La danse

Comme dans toutes les cultures, les Basques ressentent cette nécessité de s’exprimer avec leur corps au son de la musique. Ici comme ailleurs, la danse est un véritable langage.

Nombreux sont les villages qui ont une  association de danse où l’âge des membres va en général de 7 à 30 ans (exception à Bassussarry où les aînés ont du mal à tirer leur révérence, n’est-ce pas Xarles, Bittor et la bande ?).

La tradition veut que lorsque les plus aînés atteignent un certain niveau, ils peuvent à leur tour enseigner... C’est ainsi que je me suis retrouvé à apprendre makil ttiki ou l’auresku à des jeunes  garçons de mon village.

La danse basque est ancrée dans notre culture, on trouve des danses et des costumes différents dans chaque province.

Comme pour le chant, celle-ci a su se renouveler afin de s’adapter aux évolutions de la société.

Chaque année, de nouvelles créations artistiques voient le jour, mêlant ancien et contemporain : vieux pas de danse et entrechats, costumes traditionnels plus seyants et aux couleurs plus chatoyantes, tout ça  sur des airs de musique de plus en plus originaux…

Et, la musique, et oui, pour faire danser tout ce petit monde, il faut des musiciens qui utilisent des instruments, et nous en avons des typiques : la xirula, la txalaparta, la gaita, le ttun ttun, le txistu, l’alboka sans oublier le triki…

La pelote

J’étais loin d’imaginer, tout petit, lorsque je jouais à la pelote sur le fronton de mon village, que ce jeu était aussi ancien… Je ne pratique pas vraiment ce sport aujourd’hui, c’est plutôt l’activité préférée de mon frère Bixente.

La pelote se pratique dans plusieurs types d’aires de jeu. Certaines sont couvertes comme le trinquet : on y joue sur une surface de 28,50 mètres de longueur entourée de quatre murs (le mur de frappe, les murs latéraux et le mur du fond). Ceux d’ Arcangues, d’Espelette et de Souraïde   accueillent des tournois à toute saison.

Le mur à gauche quant à lui est équipé d’un mur de frappe, d’un mur latéral qui longe le terrain sur la gauche et d’un mur de fond.

Le jaï alaï a les mêmes caractéristiques globales que le mur à gauche mais sa surface de jeu est plus longue, 54 mètres de long. Les jaï alaï sont moins nombreux au Pays basque, on en trouve à Saint Jean de Luz, Biarritz, Saint-Jean-Pied-de-Port et  Mauléon.

Dans toutes les villes et villages du Pays basque, on trouve le fameux fronton, place libre qui est à l’origine la première aire de jeu utilisée. Le fronton possède un mur frontal et parfois un mur de fond comme celui d’Hasparren ou de Saint-Palais.

A chacun son style.

Bixente joue à la pelote àmain nue ! Cette discipline a d’abord été pratiquée sur les frontons, avant d’être pratiquée dans les structures couvertes comme les trinquets et les murs à gauche.

Moi, j’apprécie assister çà une partie de joko garbi qui se joue en extérieur sur les frontons. Les équipes de deux joueurs utilisent le chistera, un panier recourbé qui permet de récupérer la balle et de l’envoyer avec beaucoup de force.

La cesta punta est très spectaculaire elle aussi, elle se pratique au jaï alaï et les lancers sont tellement forts et rapides que les joueurs sont casqués !

Il existe aussi le rebot, plus rare qui se joue en plein air sur un fronton en place libre. Il oppose deux équipes de cinq joueurs qui se font face de part et d’autre d’une ligne tracée qui délimite deux camps inégaux. Vous voyez, la pelote basque est un sport très varié ! Il existe encore d’autres formes de jeu avec plusieurs sortes de pala (raquette en bois) et différents types de pelote en gomme, en cuir…

Venez me défier, je vous les apprendrai !

Certaines compétitions reviennent chaque année et Bixente ne les raterait pour rien au monde ! Il se met du côté des parieurs.