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Golf

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Lorsque je ne crapahute pas dans nos montagnes, je me plais à pratiquer le golf.

C’est mon oncle Panpi qui m’a initié, j’avoue qu’au début j’étais un peu réticente car je pensais que c’était une activité réservée à une certaine élite. C’est lors de mon séjour en Irlande que je me suis aperçu que le golf est une tradition dans bien des pays, je suis pour que les traditions évoluent, qu’elles ne restent pas figées et du coup je me suis laissée tenter.

Après des débuts un peu chaotiques sur le practice j’avoue que je me suis vite fait prendre au jeu. Le fait de me retrouver en pleine nature, dans la verdure et de parcourir quelques kilomètres, vous l’aurez compris, j’étais dans mon élément.

C’est au golf d’Arcangues que j’ai débuté, c’est une belle balade sportive autour de l’église, de son cimetière où repose Luis Mariano et de son château. Il offre une belle vue sur les montagnes, la Rhune, les 3 couronnes et plus à l’Ouest le Mondarrain, l’Artzamendi.

Ce parcours paraît bien plus long que ses 6 116 mètres, il faut dire qu’aux nombreuses dénivellations naturelles, s’ajoutent des ondulations voulues par l’architecte californien Ronald Fream. Au retour, avant de se promener autour du château de famille, il conviendra de bien jouer le trou n°12, le plus dur du parcours qui contourne le lac.

Comme j’aime bien changer de lieu et faire de nouvelles rencontres, j’ai également pratiqué pendant deux saisons au golf du Makila. Ce golf me parle, de par son passé historique. Je m’imagine toujours,  les frères Garat dans cette belle maison carrée qui domine le Makila Golf Club. Les frères Garat dont l’action publique pendant et après la révolution française est connue pour son importance aussi bien nationale que locale. Députés, avocats et francs-maçons, Dominique et Dominique Joseph défendirent à Paris les intérêts du Pays Basque pour lequel ils réclamèrent, à quatre reprises, la création d’un département. S’ils savaient où nous en sommes en 2018 ! Une reconnaissance institutionnelle du Pays Basque.

Dominique quant à lui demanda pour les instituteurs du pays, la possibilité d’enseigner la langue basque.

Bon, bon, revenons à nos moutons. Le golf de Bassu, comme on dit ici, s’étend jusqu’à Bayonne, un poumon vert de 380 hectares, tout de même bordés de 250 maisons.

D’une longueur de 6176 mètres, j’adore le trou n°4 lové dans un écrin d’arbres à l’apparence facile mais aux résultats souvent surprenants.

Et après 18 trous méritants, place au repos face aux montagnes basques qui déchirent l’horizon, là-bas vers Itxassou ou Souraide.

Souraide ? La-bas aussi je me suis essayé à la pratique de ce sport, celui-là on le dit rustique et c’est incontestablement mon golf de prédilection. Pourquoi ? Il est au pied du Mondarrain et de l’Artzamendi…

 

 

KALI JO KOA

Non