CHATEAU DES BARONS D'EZPELETA


Le château abrite la mairie, les permanences des services sociaux, l'office de tourisme, la bibliothèque, l'exposition "le piment dans le monde", l'exposition présentant Agnès Souret, l'exposition présentant le Père Armand David et des expositions temporaires.
 
Horaire d'ouverture :
Du lundi au vendredi de 8h30 à 12h30 et de14h00 à 18h00
Le samedi de 9h30 à 12h30 (juillet/août : ouverture le samedi après-midi)
 
 
Un peu d'histoire....

Le nom d’Espelette et le nom du château, dont l’étymologie signifie “lieu planté de buis” tirent leur nom d’une famille noble de Navarre où le buis abonde. Les barons d’Ezpeleta firent bâtir le château vers l’an 1000, et en furent maîtres jusqu’en 1707 après extinction de la branche familiale de France en 1694.

Ces barons féodaux étaient à l’origine vassaux du roi de Navarre. Le premier sujet connu de cette ancienne famille est Don Aznar, seigneur d’Ezpeleta en l’an 1059. Il faisait partie des 12 barons du royaume de Navarre. Les seigneurs d’Ezpeleta en Labourd étaient associés, dès le XIème siècle, aux plus puissants barons de Navarre, car le roi ne pouvait tenir ni cour ni conseil sans l’assistance de ces hauts personnages : il avait besoin des 12 barons pour faire la guerre ou conclure la paix.
Suite au mariage d’Eléanor et d’Henri Plantagenêt, l’Aquitaine, dont le Labourd faisait partie, passa sous la domination des rois d’Angleterre jusqu’au XIVème siècle.

Lorsque la guerre de 30 ans (1618-1648) éclata, le roi de France (Louis XIII) se trouva opposé au roi d’Espagne, et les barons d’Ezpeleta guerroyaient contre le roi de France. Le cardinal de Richelieu confisqua donc en 1637 les terres du baron Bertrand II d’Ezpeleta et les habitants détruirent le château.

Bertrand II mourut peu de temps après, vers 1640, laissant à sa soeur Barbe tous les biens qu’il avait en France. Un des premiers actes de Barbe fut de revendiquer auprès du parlement la confiscation dont son frère fut victime, pour être mise en possession de la baronnie.

Suite à cette demande, Barbe réintégra le domaine familial, et les habitants furent condamnés à payer à leur suzeraine 25000 livres pour la reconstruction du château : cette dette ne fut acquittée qu’en 1670.

A la mort de la baronne, en 1690, le roi Louis XIV, par droit d’aubaine, donna la seigneurie à Antoine de Gramont, souverain de Bidache. Dès lors, Doña Juliana Henrique, petite nièce de Barbe protesta et récupèra les terres et le château, abandonnant les autres biens au Duc de Gramont.

La baronne Juliana Henrique mourut sans descendance en 1694, et légua aux habitants d’Espelette le château et les droits seigneuriaux qui y étaient attachés.
Les Ezpeletars devinrent ainsi possesseurs d’une terre noble...
Dès lors, le château servit de presbytère jusqu’en 1967, il abrita également justice de paix et l’école publique.

La tour d’angle a été inscrite à l’inventaire des Monuments historiques en 1937 et l’ensemble du château en 1993.
En 1997, à la demande du Service Régional de l’Archéologie d’Aquitaine et de la Mairie d’Espelette, la société HADES a réalisé l’étude archéologique du château. Une prospection archéologique à sa périphérie, sous forme de sondages en tranchées a révélé les vestiges d’une forteresse de la fin du Moyen-Age.
En 1998, la rénovation complète du château a débuté, sous le contrôle de Madame Payen, Architecte des bâtiments de France, qui s’est fondée sur l’étude de la société HADES pour restituer les baies disparues et supprimer les ouvertures parasites.
La Municipalité d’Espelette a décidé de faire effectuer le dégagement des vestiges du château médiéval. Ces vestiges sont en fait ceux d’une vaste enceinte flanquée de 5 tours, en forme de polygone irrégulier qui semble-t-il s’étendait sur tout le quartier. Cette découverte pour l’archéologie locale éclaire le passé d’Espelette, et enrichit le patrimoine de notre village.
Au fil du temps, la dernière volonté de la baronne Juliana est respectée puisque le château reste aujourd’hui le centre de la vie administrative, culturelle et sociale d’Espelette, en abritant au rez-de-chaussée le bureau de Monsieur le Maire, le secrétariat de Mairie, la salle des conseils, les bureaux sociaux et le syndicat intercommunal Nive Nivelle. Le premier étage se partage entre l’Office de Tourisme et la bibliothèque. Quant au deuxième étage, lui, est utilisé pour de nombreuses expositions et consacre une des deux salles à l’exposition permanente “Le Piment dans le Monde”.